//La femme au coeur de la publicité

La femme au coeur de la publicité

Le rôle de la femme n’a cessé d’évoluer dans la société et dans publicité. De la nourricière des années 1920 à la ménagère des années 1940 à 1960, on est passé à la femme plurielle aujourd’hui. La publicité est le reflet du comportement ainsi que de la perception de la femme dans la société actuelle. Celle-ci est le sujet de la plupart des campagnes publicitaires, dans lesquelles elle incarne tous les rôles : la mère, la séductrice, la sportive, la travailleuse, la bricoleuse… Vous l’aurez compris peu importe le rôle qu’elle joue, la femme est toujours mise en avant. Et pour cause, elle représente le pouvoir d’achat et la séduction. La femme est considérée comme la consommatrice qui se plaît à se reconnaître dans ses habitudes de consommation. Et les campagnes de publicité l’ont bien compris et ne se gênent pas à utiliser la femme sous tous les angles possibles, quitte à choquer, à révolter et à se mettre à dos les féministes.

 

Le rôle d’une publicité

Nous côtoyons la publicité quotidiennement, sans même s’en rendre compte, dans la rue, dans les journaux ou encore les boites aux lettres qui s’effondrent sous le poids des prospectus,  on tendrait même à crier au harcèlement de la part des campagnes publicitaires. Et pour cause, toute compagnie ayant un bon service communication comprend l’importance, les enjeux ainsi que l’impact de la publicité.

Son rôle est simple, et se définit sur trois niveaux :

  • Un niveau cognitif : Soit la prise de conscience de l’existence du produit ou service, le prospect comprend sa finalité et prend connaissance de ses attributs.
  • Un niveau affectif : une publicité donne « envie d’essayer le produit », crée une image positive et développe le désir et l’intérêt auprès du prospect.
  • Un niveau conatif : la publicité facilite le passage à l’action, accroît les motivations à l’achat et réduit les freins à l’achat.

 

L’image ultime de la femme, de la mère à la femme objet

En comprenant le but de la publicité dans sa généralité, la présence féminine omniprésente au sein de toutes les campagnes devient donc une évidence. A la fois pour donner une image positive au produit ainsi que pour susciter son intérêt auprès des consommateurs.

 

Un modèle à suivrefemme

Trop souvent stéréotypée, la femme apparait dans son rôle de parfaite femme au foyer et de mère exemplaire. Entre les tâches ménagères et les enfants, son statut de Reine au foyer reste inchangée depuis les années 50, bien qu’aujourd’hui le message est peut-être moins explicite mais il n’en reste pas moins omniprésent. Ainsi toute publicité visant les produits d’entretien ménager, les achats ou encore la préparation des repas met en avant et vise exclusivement la gente féminine. On peut déjà entendre le cri des femmes qui se disent émancipée au même statut que les hommes, mais ne fermons pas les yeux sur une réalité évidente. Bien que de nos jours, les hommes participent également aux tâches ménagères, les femmes gardent leur place en tête, en passant près de 6h par jour à l’entretien de la maison et à la confection de petits plats contre 2.5h pour les hommes. Le message de ces publicités est évidement de faire ressortir l’image d’une parfait épouse et mère en mettant en avant une femme heureuse et épanouie.

 

 

Une publicité pour des petits pots Nestlé pour enfant met ainsi en avant la facilité d’une mère à savoir ce qui est bon pour son enfant. Elle surprend ainsi le père et le grand père à faire sourire la petite, en quelques secondes, chose qu’ils n’ont pas réussi à obtenir à deux, malgré leurs maints efforts pour la distraire.

 

 

La femme fatale, ultime provocatrice

Toujours présente, mais dans un rôle totalement différent parfumdu précèdent. La femme, source de beauté, d’attraction, de désir et de douceur se révèle au fur et à mesure des années… Celle qui provoque les hommes, se laisse désirer tout en jouant la domination. Place à la naissance de la femme fatale. Son émancipation au cours du temps ressort de par son rôle dans les campagnes publicitaires. Elle qui était soumise aux corvées, est désormais celle qui se joue des hommes en les provocant. Et ce n’est pas pour déplaire à la gente féminine. Cette dernière fière de leur atouts et en connaissance de leur pouvoir  d’attractivité se plait à en jouer auprès du sexe oppose.

Prenons l’exemple culte des boissons Schweppes, où la femme laisse l’homme s’imaginer tout un scénario, en mélangeant provocation et sensualité pour finalement le narguer d’avoir était si naïf.

La femme fatale donne naissance à un ensemble de fantasmes masculins, générant ainsi fortement leur intérêt pour le produit. Mais également une hausse d’intérêt chez les femmes qui veulent se retrouver en l’égérie du produit en se l’achetant. On peut ainsi prendre pour exemple les multiples publicités pour les parfums, comme Coco Chanel, Armani, Givenchy…

 

 

La vente à tout prix

Malheureusement, le succès de la femme fatale donna naissance à la femme objet. Totalement dégradant pour cette dernière, qui se voit réduire au simple pourcentage de vente. Utilisée pour son corps, uniquement pour attirer le regard des messieurs, elle n’a désormais plus besoin d’avoir un quelconque rapport avec le produit mis en avant. Elle qui laissait entrevoir sa lingerie, ou était vêtue d’une robe décolletée, moulante laissant place au doute et à l’imagination, est désormais dénudée de tout tissus. Malheureusement, c’est une réalité à laquelle il faut faire face, la femme dénudée est à coup sûr une campagne publicitaire qui marchera. Parfois à caractère jugé pornographique, l’image de la femme va en se dégradant. Les féministes crient au scandale et au non-respect de la femme mais rien n’y fait les pubs elles, vont en se multipliant.

 

perrier

 

En attendant que l’on veuille ou non, la femme dénudée dans une publicité est vendeur. Sans plus aucun lien avec le produit vendu, la femme se voit être réduite à un vulgaire argument de vente, faisant simplement parmi du décor pour le grand plaisir visuel des hommes. Mais apaisons les esprits, ces publicités centrées sur la femme objet révèlent des pourcentages de vente assez faible par rapport aux retombées de celles ou la femme apparait sous un autre rôle. Peut-être que cela motivera les agences de communication à revenir sur leur stratégie avant de vouloir mettre en avant la nudité de la femme.

By |2018-01-25T13:26:36+00:0012 janvier 2016 |Non classé|

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